
Pour toute entreprise, réduire sa consommation d'énergie ne doit en aucun cas s'accompagner d'une baisse de rentabilité. Au cours des dernières années, BT a réussi à diminuer de 60 à 70 % la consommation électrique des centres d’hébergement, réduisant par la même occasion les coûts qui y étaient liés. En réalité, les investissements dans nos centres d’hébergement performants nouvelle génération ont été amortis en moins de 18 mois.
"Nous voulons ouvrir la voie et réduire l'empreinte écologique des services informatiques."
- Steve O’Donnell«
Nous sommes indubitablement en avance dans ce domaine, explique Steve O’Donnell, Responsable international de la division Data Centre and Customer
Experience Management de BT. Nous voulons ouvrir la voie et rendre aussi verts que possible les services
informatiques. »
Un impact réel
Pour fournir un ordre d'idée, les centres d'hébergement de BT, qui sont parmi les
plus importants d'Europe, utilisent à peine 0,7 % de l'énergie électrique produite
pour l'ensemble de la Grande Bretagne. Devant un résultat si probant, les pays et
entreprises qui souhaitent atteindre leurs objectifs environnementaux sans pour
autant freiner leur croissance, doivent suivre l'exemple. Ou peut-être serait-il
plus juste de dire que toute entreprise qui souhaite se développer doit définir
et atteindre des objectifs en matière de développement durable.
L'augmentation des factures d'électricité des infrastructures informatiques est
essentiellement due à une utilisation plus intense des ordinateurs, au principe
de connectivité permanente, aux processeurs "dual-core" et au nombre croisant d'applications
critiques. « Il est désormais impératif pour nous d'augmenter les capacités », ajoute
Steve O’Donnell. Bien que les nouveaux systèmes de collaboration, tels que le télétravail
et les téléconférences, permettent de réaliser d'importantes économies d'énergie
grâce à la réduction des déplacements, il demeure nécessaire d'optimiser l'efficacité
des installations informatiques.
Inefficaces par nature
Si une œuvre de charité vous demandait de faire un don, dont seulement 7 % iraient
aux intéressés, vous seriez certainement indigné par une telle inefficacité. Pourtant,
c'est exactement ce qu'il se produit dans un centre d’hébergement traditionnel.
50 % de l'énergie consommée profitent au système de refroidissement, 7 % se perdent
sur le réseau national et entre 25 % et 40 % disparaissent lors de la conversion du courant alternatif en courant continu, ce qui, au final, ne laisse que 7 % pour
alimenter les serveurs. La bonne nouvelle dans tout cela, c'est que partant d'un
tel niveau d'inefficacité, les choses ne peuvent que s'améliorer. « Ce dont nous
avons besoin, continue Steve O’Donnell, ce sont des solutions techniques. » Voici
comment nous procédons chez BT.
"La plupart des centres d’hébergement alimentés en courant continu utilisent un
minimum de 300 volts, une tension qui peut s'avérer mortelle en cas d'erreur…"- Steve O’DonnellRefroidissement
D'une manière générale, pour chaque kilowatt nécessaire à l'alimentation
d'un ordinateur, 1,2 kilowatt est nécessaire au refroidissement. Grâce au système
de refroidissement novateur de BT, la climatisation devient inutile la majeure partie
de l'année, réduisant ainsi les coûts de 85 % environ. Par ailleurs, chez BT, nous
faisons fonctionner les serveurs à une température plus élevée que la normale puisque
leur plage d’utilisation va de 5 à 40 °C, ce qui diminue encore les coûts liés au
refroidissement. BT dispose actuellement de 107 centres de d’hébergement et de 5
600 centres téléphoniques équipés de systèmes de refroidissement.
Les problèmes de la conversion ca/cc
Les centres de données traditionnels utilisent un courant alternatif à
haute tension. Récupérant ce dernier sur le réseau électrique, ils le convertissent
en courant continu, à l'aide de matériel souvent bon marché et inefficace, et entraînent
ainsi une perte de 25 à 40 % de l'énergie totale. Chez BT, nous alimentons les ordinateurs
directement en courant continu à basse tension. « La plupart des centres de d’hébergement
alimentés en courant continu utilisent un minimum de 300 volts, une tension qui
peut s'avérer mortelle en cas d'erreur », commente Steve O’Donnell. En utilisant
un courant continu à basse tension dans nos "MetroNodes", nous réduisons la consommation
d'énergie de 40 %. Les ordinateurs alimentés directement en courant continu sont
également plus fiables et génèrent moins de chaleur, donc nécessitent moins d’espace.
Dans la réalité
Toutes ces technologies et inventions sont non seulement à la pointe mais
ont également été testés et éprouvés. Aujourd'hui, BT compte plusieurs milliers
d'installations informatiques équipées de systèmes de refroidissement et alimentées
directement en courant continu dans le monde. La fiabilité de ces centres est supérieure
aux exigences du niveau 4 du Uptime Institute (référence internationale en matière
de centres d’hébergement), leurs coûts sont moindres et les températures de fonctionnement
plus élevées ne semblent pas avoir d'incidence sur leur durée de vie.
Toujours plus loin
BT a tenu son engagement à réduire sa consommation d'énergie de 60 % entre
1996 et
2006. Notre nouvel objectif et d'atteindre les 80 % d'ici 2016. Pour cela,
Steve O’Donnell et son équipe cherchent à optimiser l'utilisation des unités centrales
via une virtualisation améliorée et à développer une approche holistique de la conception
des centres d’hébergement. En tant que première entreprise européenne à avoir rejoint
le réseau Greengrid.org, BT souhaite guider le marché de l'informatique vers une
meilleure efficacité énergétique. Les entreprises qui miseront sur l'efficacité
de leurs centres de d’hébergement économiseront sur leurs dépenses globales, mais
bénéficieront également de l'intérêt de leurs clients et de la société en générale
pour un progrès réel en termes de développement durable.