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Bigger Thinking / Développement durable / Quand développement durable rime avec rentabilité
 


Action or Aspiration?
Sustainability in the Workplace
L'étude a été réalisée auprès de 1 200 cadres supérieurs en Europe, en Amérique du Nord, en Asie-Pacifique, en Amérique latine, en Afrique et au Moyen-Orient. 29 % des personnes interrogées étaient des PDG et 53 % travaillaient pour des entreprises dont le chiffre d'affaires annuel est supérieur à 500 millions de dollars.

» Cliquez ici pour lire le rapport (PDF)
« Sans un projet concret qui réunit les écologistes, la population et les actionnaires, les débats sur le développement durable des entreprises ne sont que des paroles en l'air », explique Kook Hyun Moon, CEO de Yuhan Kimberly, fabricant sud-coréen de solutions de santé et d'hygiène. C'est là le problème que rencontrent la plupart des entreprises. Alors que le développement durable devient petit à petit une priorité, il est bien trop souvent à l’ordre du jour à cause de réglementations contraignantes ou pour résoudre les problèmes les plus urgents.

Combien d'entreprises agissent concrètement aujourd'hui ? Les directeurs d'entreprise considèrent-ils que les programmes de développement durable peuvent avoir un effet positif sur leurs résultats ? Voilà les questions qu'ont posées BT et l'Economist Intelligence Unit (EIU) à l'occasion d'une nouvelle étude intitulée « Action or Aspiration? Sustainability in the Workplace » (Action ou Aspiration ? Le développement durable en entreprise).

Les résultats
L'étude réalisée par l'EIU a révélé qu'un grand nombre de responsables n'envisagent pas le développement durable comme une stratégie de réussite à part entière. La quasi-totalité d'entre eux (46 %) reconnaît que les initiatives dans ce domaine contribuent à améliorer l'image de marque, mais seulement 20 % considèrent qu'elles peuvent réellement optimiser la rentabilité. Environ un tiers des personnes interrogées admettent que les efforts de leur entreprise en matière de développement durable sont plus principalement axés sur la communication que sur de véritables changements.

« Le rapport entre le développement durable et la réussite commerciale se fait plus évident chaque jour. »
– Francois Barrault, CEO, BT Global Services
Pour certaines entreprises, ne pas avoir conscience du potentiel que revêt le développement durable en matière de stratégie commerciale est bien plus qu'une simple occasion manquée. Pour vous en convaincre, tapez « mascarade écologique » sur n'importe quel moteur de recherche et vous trouverez des exemples d'entreprises qui ont vu leur réputation entachée après avoir joué la carte de l'écologie à des fins purement marketing.

Pourquoi le développement durable ?
Le fait qu'une majorité de responsables considère le développement durable comme incompatible avec la rentabilité est loin d'être une surprise. Les programmes d'action, comme ceux visant à réduire les émissions de CO2 des entreprises, se présentent souvent sous la forme de mandats. Pourtant, comme de plus en plus de sociétés le découvrent aujourd'hui, prendre des mesures en faveur du développement durable permet d'économiser, voire même de gagner de l'argent.

Prenons, par exemple, le principe du télétravail, qui peut avoir un véritable impact sur les émissions de CO2 grâce à la réduction des déplacements, mais permet également de réaliser des économies en termes de ressources. De la même manière, qui oserait prétendre que le fait d'éteindre les ordinateurs en fin de journée ne réduit pas les émissions de gaz et les dépenses ?

« Le rapport entre le développement durable et la réussite commerciale se fait plus évident chaque jour », affirme François Barrault, CEO de BT Global Services. « Nos propres performances en matière de développement durable nous permettent non seulement de gagner des marchés et de proposer de nouvelles offres, mais favorisent également l'enthousiasme de nos collaborateurs. »

Définition du développement durable
Le rapport Stern, réalisé en 2006 à la demande du gouvernement britannique, démontre que le développement durable ne se réduit pas aux problèmes écologiques, mais qu'il s'articule autour de trois grands axes : environnemental, social et économique.
  • La « durabilité » environnementale couvre un ensemble de domaines destinés à réduire l'empreinte écologique d'une entreprise.
  • La « durabilité » économique fait référence aux stratégies commerciales permettant à une entreprise de prospérer.
  • La « durabilité » sociale fait référence aux entreprises qui contribuent au développement des autres entreprises avec qui elles collaborent.
Vers le développement durable
Même s'il est certain que chaque entreprise doit définir et atteindre ses objectifs en termes de développement durable d'une manière qui lui est propre, certains principes fondamentaux restent applicables :
  • Le conseil d'administration et la direction doivent apporter tout leur soutien aux initiatives de développement durable.
  •  Les objectifs doivent être pris en compte dans le rapport annuel et être approuvés par les actionnaire
  • Les stratégies de développement durable doivent être intégrées aux pratiques quotidiennes de l'entreprise.
  • La réussite doit être mesurée à l'aide de moyens pertinents.